AFFAIRE SOPHIE PÉTRONIN: MALGRÉ LE DOUBLE REJET DE SA DEMANDE DE VISA, L’EX- OTAGE DES TERRORISTES EST QUAND MÊME RENTRÉE AU MALI
L’affaire Sophie Pétronin évolue avec de nouvelles révélations. La gendarmerie malienne a recemment déclaré avoir tracé la présence de l’ex-captive à Sikasso et a pour cela lancé un avis de recherche pour la retrouver. Pourtant, des informations actuelles viennent compromettre cette version de la situation. En effet, l’intéressée, en l’occurrence Sophie Pétronin, nie s’être rendue à Sikasso depuis son arrrivée à Bamako qui remonte au mois de mars dernier, via le Sénégal et, non pas clandestinement.
Il y a bel et bien du rebondissement dans l’affaire Sophie Pétroninin, ex-otage enlevée à Gao le 24 décembre 2016 et libérée le 20 octobre 2020. Effectivement, de nouvelles informations semblent actuellement compromettre celles fournies par la direction nationale de la gendarmerie qui avait déclaré avoir tracé la présence de Sophie Pétronin à Sikasso et avait pour cela émis un avis de recherche pour la retrouver et l’appréhender.
Cependant, l’intéressée, en l’occurrence, l’humanitaire française, déclare être surprise de faire l’objet de recherche par les forces de l’ordre et de sécurité malienne car elle se trouverait à Bamako depuis le mois de mars dernier, accompagnée de son fils Sébastien Shado. Cette version de la situation, aussi insolite soit-elle, si elle est avérée, metttrait dans une position assez ridicule l’action entreprise par la direction nationale de la gendarmerie qui avait déjà mobilisé toutes les unités à sa recherche.
Aussi, pour remonter à l’itinéraire suivie, par Sophie Pétronin, pour se retrouver au Mali, il faut noter qu’après sa demande de visa refusée en France puis en Suisse où elle vivait, l’ex-otage française est passée par la route via le Sénégal, empruntant mini – cars et moto – taxis jusqu’à Bamako, selon ses dires. Et, elle déclare avoir regagné le Mali en catimini, secrètement mais ne se considère pas clandestine. Autrement, elle scande être arrivée à destination à visage découvert.
La question qui titille ici les esprits est celle de savoir ce qu’a motivé Sophie Pétronin à revenir vivre au Mali en dépit du double refus de sa demande de visa par Bamako. En plus, cette situation suscite d’autres interrogations. En effet, est-elle poursuivie pour la seule irrégularité administrative qu’elle a elle-même reconnue ou représente – elle un danger potentiel? Si Sophie Pétronin dit être rentrée au Mali sans se cacher, pourquoi ne fait -elle l’objet de recherches actives que maintenant, sept mois après son arrivée dans la capitale malienne ?
En tout cas, cette situation, autour de laquelle la gendarmerie entretient le mutisme total, passionne déjà les débats au sein de l’opinion d’ici et d’ailleurs. De toute évidence, si les propos de l’humanitaire française sont crédibles, cela attesterait non seulement de la perméabilité de nos frontières et postes de sécurité mais également mettrait en cause l’efficacité ou la cohérence de nos services de renseignements ou encore devoilerait l’existence de complicités à quelques échelons du dispositif sécuritaire.
Par ailleurs, Sophie Petronin, même si elle se refuse de l’admettre, difficilement, elle pourra se soustraire du statut de résidente clandestine au Mali du fait d’avoir contourné le refus du visa par nos autorités et se retrouver dans une posture d’irregularité administrative. On peut dire qu’elle est arrivée au Mali contre vents et marées car ce genre de voyage, potentiellement périlleux, n’est plus de son âge. Et, pour l’avoir effectué alors qu’elle aurait pu couler une retraite plus douce en France ou en Suisse laisse croire que cette vieillarde, ex-otage de terroristes, avait une bonne raison de risquer sa vie. Maintenant que les autorités savent où elle se trouve, que va-t-il se passer?
Affaire à suivre.
Moussa Guindo, Duniya kibaru.net
Le temps nous edifiera encore plus !
Soit les autorités maliennes ne disent pas tout – surtout la gendarmerie- … normal puisqu’on est en situation de guerre.
Après tout,ne dit on pas que chat échaudé craint l’eau froide ?
Ce pays si durement touché par cette guerre asymétrique n’a t il pas raison de se méfier d’une ex otage des terroristes pour qui tous les moyens sont bons pour se livrer à leurs basses besognes ?
Tout compte fait, il est trop tôt de pronostiquer sur l’affaire.