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MALI – ORGANISATION DE LA 2ème EDITION DE LA CONFERENCE DE HAUT NIVEAU SUR LA CORRUPTION EN AFRIQUE : UN AUTRE DEFI RELEVE PAR L’OCLEI

L’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite a organisé la 2ème édition de la conférence de haut niveau qui s’est tenue les 20, 21 et 22 février à l’hôtel de l’amitié de Bamako. Placé sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la transition, Chef de l’Etat, cet évènement d’envergure internationale a drainé plus de 300 participants maliens et 80 participants de 35 pays des 5 continents. Ladite conférence était composée de 4 sessions plénières et 12 panels au cours desquels ont été abordés les thèmes sur les nouvelles dynamiques concernant les stratégies nationales anticorruption, le recouvrement des avoirs illicites et la coopération internationale. A l’occasion, les médias nationaux et internationaux y ont été conviés.

Les 20, 21 et 22 février, s’est tenu à l’hôtel de l’amitié de Bamako, la conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique. Organisée par l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite et placé sous la présidence de Son Excellence, le Colonel Assimi GÖITA, Président de la transition, Chef de l’Etat, ladite conférence a regroupé 300 participants maliens et 80 participants de 35 pays des 5 continents.
Au cours des trois jours durant, les interventions, organisées en 4 sessions plénières et 12 panels, ont évolué autour des thématiques sur les nouvelles dynamiques concernant les stratégies nationales anticorruption, le recouvrement des avoirs illicites et la coopération internationale.
Représentant le Président de la transition, le colonel Assimi GÖITA, c’est le Premier ministre de la transition, Dr Choguel Kokala MÄIGA, chef du gouvernement qui a officié la cérémonie d’ouverture de cette conférence de haut niveau. Dans ses propos, le premier ministre a reconnu toute la pertinence de l’évènement et son caractère actuel avant de rendre hommage aux organisateurs, panélistes et participants pour le bien-fondé de leurs actions tout en leur assurant du soutien indéfectible de son gouvernement.
Dans son discours, le Président de l’OCLEI, Dr Moumouni GUINDO a clairement incriminé la délinquance financière et ses corollaires comme source d’obstacles au développement socioéconomique, d’inégalités, de terrorisme et de déstabilisation d’Etats et sociétés. Pour ces raisons évidentes, il a exhorté à un combat sans relâche et à l’action commune contre cette gangrène. Dans son allocution, le président de l’OCLEI n’a pas manqué de rappeler les efforts inlassables en faveur d’une gouvernance économique et financière vertueuse entrepris par le Président de la transition, le Colonel Assimi GOÏTA. Par la même occasion, mentionnant au passage le Premier ministre de la transition, Dr Moumouni GUINDO lui a reconnu tout le mérite de la promotion de la bonne gouvernance devenue un axe fort du Plan d’Action du Gouvernement.
Il faut le dire, au cours de cette rencontre, la corruption a été disséquée sous toutes ses facettes. Evoquant ses causes, il a été établi par les intervenants qu’elles relèvent de phénomènes tels que la pauvreté, les problèmes environnementaux, le manque de transparence dans nos administrations et bien d’autres. Quant aux moyens d’y remédier, dans une diversité de méthodes telles que la coopération et le renforcement des lois, un bémol particulier a été mis sur la stratégie de déclaration des biens qui s’avère être une sorte de redevabilité de la fonction publique. Autour des différentes thématiques abordées, les panélistes, de divers horizons à travers la planète, dans leurs interventions, en direct ou par visioconférence, ont à l’unanimité dénoncé les conséquences dévastatrices de la corruption pour nos Etats et sociétés et soulevé l’impérieuse nécessité d’éradiquer ce mal planétaire omniprésent et multifome. En plus, force est de rappeler que cette conférence de haut niveau a été le lieu d’un réel plaidoyer en faveur des couches les plus vulnérables de la société qui paient le lourd tribut des conséquences issues de ce fléau. A ce sujet, l’un des panelistes avait laissé entendre ceci : « On juge un pays à la façon dont il traite les pauvres ». En somme, cette rencontre, entre personnalités averties et reconnues, a été un véritable partage d’expériences et de stratégies dans le cadre de la lutte contre la corruption et de toutes les formes de délinquance financière.
De toute évidence, cette deuxième édition de la conférence internationale de Bamako aura tenu toutes ses promesses et marqué vivement les esprits, non seulement, par la qualité des invités conviés pour la circonstance mais aussi par la consistance de leurs exposés afférents aux thèmes du jour. De même, force est de rendre hommage à l’organisation qui a su se hisser à la hauteur des attentes et donner à cette auguste cérémonie toute la solennité requise digne des évènements de son rang.
Aussi, au regard de l’impact de la corruption sur le bien-être de l’humanité, cette rencontre mérite à plusieurs égards d’être pérennisée à l’échelle mondiale conformément aux ambitions du président de l’OCLEI, Dr Moumouni GUINDO.
Par ailleurs, c’est dans une ambiance des plus courtoises qu’organisateurs, panélistes et participants se sont quittés, convaincus de missions accomplies et nourrissant l’espoir de chaleureuses retrouvailles prochaines. 

Souleymane KONATE/Duniya kibaru

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