MALI – CONFERENCE-DEBAT : LA PLANIFICATION FAMILIALE AU COEUR DES PRÉOCCUPATIONS DU RESEAU DES FEMMES UNIVERSITAIRES ENSEIGNANTES DU MALI
Le Réseau des Femmes Universitaires Enseignantes du Mali (REFUE-MA) a animé une conférence-débat sur la Santé de la Reproduction, le mercredi dernier, 10 Mai 2023, à l’Institut National de Formation des Travailleurs sociaux (INFTS), sis au quartier hippodrome, à Bamako. Placée dans le cadre de la campagne de sensibilisation de l’office National de la Santé de la Reproduction sur le même sujet, l’activité de communication a porté sur le thème suivant : « Planification Familiale au Mali : Pratique et cadre juridique ».
C’est l’Institut National de Formation des Travailleurs sociaux (INFTS) qui a servi d’abri à la conférence-débat relative à la planification familiale. La pertinence du thème a justifié tout l’engouement du grand public qui est venu massivement à l’évènement Il s’agit,entre autres, d’étudiants, d’enseignants-Chercheurs, d’invités de marques, de partenaires ainsi que de la presse. Après le discours de bienvenue, le Directeur Général de l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS), le Pr Ahmadou Abdoulaye Dicko, dans son allocution, a exprimé sa fierté quant à l’organisation de cet événement au sein de son établissement.
Succédant au Pr Dicko, la Présidente du Réseau des Femmes Universitaires et Enseignantes du Mali, Professeure Anna TRAORE, a, dans son allocution, avancé des chiffres alarmants relatifs taux de morbidité et de mortalité infanto-juvénile. Cette situation dramatique, selon la Présidente, devrait interpeller tout un chacun afin que des mesures idoines soient adoptées pour réduire efficacement ce taux de morbidité et de mortalité dans le cadre de la santé de la reproduction. A cet effet, Professeure Anna TRAORE et ses Consœurs du Supérieur ont jugé nécessaire d’éclairer la lanterne des Universitaires, particulièrement des étudiants incarnant l’avenir du pays sur les pistes de solution face aux problèmes de la Santé de la Reproduction.
Quant aux partenaires du REFUE-MA, ils ont tous souligné la pertinence de la problématique soulignée, dans leurs interventions. Il s’agit des Représentants de l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) assurant le haut parrainage de l’évènement à travers son Directeur Général, Dr Ben Moulaye Idriss HAÏDARA, du Projet Sweed au Mali et l’Université des Sciences Juridiques et Politiques (USJPB). Au fil des interventions, Dr Silimana Fanta COULIBALY, Gynécologue Obstétricienne, Cheffe de département Planification Familiale et Genre à l’ONASR, a pris la parole au nom de son Directeur Général, astreint à des contraintes temporelles. Dans ses dires, Mme la représentante de l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR), a précisé qu’il importe beaucoup d’accompagner le Gouvernement du Mali à travers sa structure (ONASR), pour réduire le taux de morbidité et de mortalité infantile, ainsi que le cycle infernal des grossesses non désirées et bien d’autres problèmes liés à la santé de la reproduction. Comme alternative à ce phénomène constituant un des obstacles majeurs au développement, la planification Familiale, a exposé diverses méthodes contraceptives. Me Koke COULIBALY, magistrat de son état et non moins Président de la Plateforme des juristes du projet Sweed-Mali et représentant dudit projet à la présente activité, a rappelé combien le Projet Sweed-Mali tenait au bien être de la Femme dans nos sociétés et dans quelle mesure sa structure oeuvrait pour améliorer les conditions de vie de la femme en termes économique, juridique et sanitaire. D’où l’impérieuse nécessité de s’associer à cet événement organisé par le REFUE-MA. Au cours de son intervention Me COULIBALY a fait le point du cadre juridique protégeant la pratique de la planification Familiale au Mali.
Ensuite, une conférence-débat, captivant toute l’attention du public, a été Co-animée par DR Mariam MAÏGA COULIBALY, Enseignante-Chercheure à la Faculté de Droit Privé (FDPRI) et DR Oumar Moussokoro TRAORE, Gynécologue obstétricien.
Se Succédant au pupitre, Dr Oumar Moussokoro TRAORE a d’abord procédé à la définition des concepts de Planification Familiale. Dans des termes explicites, le Gynécologue Obstétricien a éclairé la lanterne des participants sur la Planification familiale. Des méthodes contraceptives pouvant empêcher temporairement ou définitivement les grossesses non désirées ont été expliquées. Concourant au bien-être de la Femme, ces méthodes consistent à éradiquer le phénomène de la mortalité infanto-juvénile, celui de la pauvreté et également elles permettent de contrôler la sexualité, selon notre conférencier du jour.
Parmi ces méthodes énumérées par Dr TRAORE, certaines sont temporaires dont le Calendrier, Glaire cervicale, température, sympto-thermique), les implants ( jadelle, les 2 bâtonnets …) et d’autres sont permanentes, à savoir, les méthodes barrières ( les préservatifs), les méthodes naturelles, toutes œuvrant à empêcher la reproduction, à espacer les naissances, à réduire de morbidité et de mortalité infantile, infanto-juvénile et néonatal.
Quant à DR Mariam MAÏGA COULIBALY, Enseignante-Chercheure à la FDPRI, sa présentation s’est articulée autour des volets juridique et sanitaire en lien avec la thématique abordée. Après avoir rassuré le public de l’existence de législation sur la Planification Familiale au Mali, la conférencière a illustré son exposé avec des cas de victimes issues du cadre sanitaire, que la justice a soutenu. Dr MAÏGA a souligné la nécessité de l’information dans la santé de la reproduction pour le bien-être de tous, particulièrement pour la jeunesse qui constitue le futur. Elle a rappelé que le droit et la santé peuvent faire chemin au profit de la population. Des engagements de l’Etat Malien dans la santé de la reproduction, ont été parcourus par Dr MAÏGA au cours de sa présentation. De son exposé, il est ressorti que les décisions d’accompagnement des acteurs de la santé, des soutiens financiers, des campagnes de sensibilisation, ont été entrepris par le Gouvernement pour une planification Familiale réussie au Mali.
La conférence-débat a suscité plusieurs questions de la part des participants, vu l’importance du sujet. Les conférenciers bien informés de leur sujet, ont suffisamment répondu aux questions issues du public-participant qui, a demandé aux organisateurs de l’événement, de l’étendre si possible, à d’autres établissements.
La présente activité tenue à l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS), s’est soldée par des remises d’attestation aux conférenciers, à la maîtresse de cérémonie et d’autres invités de marques. La séance a été déclarée close par le Directeur Général de l’INFTS, le Professeur DICKO dans des mots de remerciements à l’endroit de tous.
Vivement la prochaine rencontre !
Nouhoum BERTHE /Duniya Kibaru
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