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MALI- PROTESTATION CONTRE LA PROLONGATION DE LA TRANSITION : LA SYNERGIE  » SAUVONS LE MALI » RECUSE LES AUTORITÉS ACTUELLES

Hier, mercredi 5 décembre, au siège du PARENA, s’est tenu une conférence de presse, de la synergie  » Sauvons le Mali », composée d’un regroupement de partis politiques, d’associations et personnalités, pour protester contre la prolongation de la transition. Au cours de ladite conférence, les organisateurs ont exprimé leur ferme opposition à la volonté des autorités de la transition, allant jusqu’à leur récusation. En effet, ce groupe d’opposants se propose de dessiner une nouvelle feuille de route et d’avoir de nouvelles autorités pour conduire la période transitoire.

Les opposants au nouveau projet de prolongation de la transition par les autorités ne démordent pas. Ils étaient massés hier, partis politiques et associations, dans le cadre d’une conférence de presse, au siège du Parti pour la Renaissance Nationale(PARENA). L’objectif de cette rencontre, pour les protestataires, se vider de leur viscère, de tout le mal qu’ils pensent des autorités de la transition, plus que jamais lancées dans leur volonté de prolongation. C’est le cas de Djiguiba KEITA, présenté comme l’une des figures de proue du mouvement de contestation et vivement remonté contre le projet, qui a déclaré en ces termes : «Les gens qui prennent le pouvoir par la rue ; ils veulent s’imposer par la ruse. De 18 mois à 5 ans, ça dépasse tout entendement. C’est un pas de recul totalement inadmissible. »

Quant à Amadou KOÏTA, chantre du défunt régime d’Ibrahim Boubacar KEITA, il enfonce le clou par une récusation pure et simple des autorités de la transition par cette déclaration à caractère provocateur : « On se rend compte que les autorités de la transition n’ont pas été à la hauteur donc, il faudrait que nous nous retrouvons en tant que maliens pour dessiner une nouvelle feuille de route, avoir de nouvelles autorités de la transition qui auront comme seule mission de sécuriser le pays et d’organiser les élections, surtout générales pour le retour à l’ordre constitutionnel. »

Ces différents propos sont suffisamment explicites de la posture de va-t-en-guerre de cette partie de l’opposition, vis-à-vis des autorités de transition. Cependant, la tenue de cette conférence de presse, émaillée de mots belliqueux, ressemble fort bien à un stratagème de surenchère non anodin à la venue de l’émissaire de la CEDEAO, Goodluck JONATHAN.

Rappelons que ces opposants ont toujours été farouchement hostiles aux différentes initiatives entreprises par les autorités de la transition jusqu’aux assises nationales dont ils rejettent aujourd’hui, vertement les conclusions. Aussi, si l’on devait s’en tenir à ces différentes déclarations, émanant de l’opposition, notamment celle du maître-chanteur, Amadou KOÏTA, ci-dessus mentionnées, c’est dire que les prochaines batailles de cette frange de l’opposition viseront à évincer le pouvoir en place. D’ailleurs, à propos, Djiguiba KEITA, KOÏTA et compagnie projettent de se rassembler le samedi prochain, devant le monument des martyrs de la révolution du 26 mars 1991, pour manifester leur désapprobation.

Et, vraisemblablement, le choix de cette date n’est pas fortuit car le lendemain, se tient le sommet extraordinaire exclusif de la CEDEAO sur le Mali. Cette opposition est donc mue par des velléités d’influencer les décisions qui seront prises à cette rencontre des dirigeants de la communauté ouest-africaine. Seulement, comme de la réponse du berger à la bergère, les partisans à la prolongation de la transition organisent également, le même jour, une marche de soutien aux autorités de la transition.

Reste à redouter que cette coïncidence de manifestation entre deux mouvements que tout oppose ne dégénère en affrontements rangés d’où personne ne sortira grandi.

Dans ces conditions, la sagesse appelle à la retenue car déjà suffisamment acculés au nord et au centre du pays par le terrorisme, une guerre fratricide au sud constituerait la cerise sur le gâteau et conduirait inexorablement vers le suicide collectif.

Or, force est de se remémorer ce dicton ancestral du terroir qui véhicule que : « Le bateau du Mandé peut tanguer mais jamais ne chavire ».

Souleymane KONATE/ Duniya Kibaru

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3 COMMENTS

  1. Je valide la toute dernière phrase .

    Espérons que le mandin ne chavirera pas.
    C’est quand même ridicule que de telles velléités voient le jour au Mali au moment où toute l’Afrique soutien ce sursaut parti du Mali contre le neolocolonialisme, au moment où l’union sacrée autour du pays doit être de mise.

    Tout compte fait, le temps remet chaque chose à sa place : chaque roi sur son trône, chaque clown dans son cirque.
    Wait and see !

  2. On a vraiment eu peur. On cru que la lanterne de Duniya kibaru avait rendu la plume. Merci d’être là. Merci pour la significative contribution

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