L’Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako, membre du réseau RED CIMPI, à travers ses Coordinateurs, en l’occurrence, DR Fatoumata KEÏTA, DR Bréhima Ely DICKO et DR Aly TOUNKARA, a organisé et animé un atelier de formation, sur le thème » genre et concepts » ce vendredi 02 décembre 2022 dans la salle de conférence du Rectorat de ladite université, sise à Kabala à partir de 08h30.
Un atelier de formation portant sur le thème « genre et concepts a été organisé le vendredi dernier à l’initiative de L’Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako, membre du réseau RED CIMPI. L’objectif affecté à cet atelier était d’éclairer la lanterne des étudiants, sur l’approche genre et concepts.Venus nombreux à cette formation, les étudiants en Master de l’ULSHB ont pris d’assaut la salle de conférence du Rectorat et suivi avec intérêt ledit atelier animé par DR Fatoumata FOFANA, Enseignante-chercheure, à l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication du Mali, (ESJSC). Des heures durant, les formateurs ont tenu en haleine les participants sur les différentes nuances relatives à la notion sensible du genre, présentée comme polysémique et dynamique.
À propos, la conférencière, Dr Fatoumata FOFANA a énuméré les différents domaines d’intervention du genre, qui, selon la présentatrice, va au-delà d’une lutte égalitaire au profit du sexe féminin, puisqu’il s’agit d’une question sociale d’égalité entre tout sexe confondu, en termes de prise de décision, d’opportunités de travail, d’accès aux services administratifs, de charges familiales, et bien d’autres droits et devoirs dans la société.
Cependant, les intervenants se sont largement étalés sur les discriminations et autres formes de violence à l’égard de la gente féminine, communément appeléeViolences Basées sur le Genre (VBG). Une situation imputable, selon les formateurs, à l’égo masculin et à certaines considérations rétrogrades. Aussi, sur fond de démonstrations, empreintes de rigueur scientifique, les formateurs ont établi que les causes profondes de telles pratiques à l’égard des femmes restent injustifiées ou ne reposent sur aucune base logique.
Par ailleurs, le caractère houleux des débats, entre formateurs et auditeurs lors des passionnantes séances de questions-réponses, ont attesté de la bonne assimilation des concepts expliqués. Disons que lors de cet atelier, les étudiants ont bénéficié d’interventions hautement gratifiantes eu égard à la qualité des formateurs, disposant de solides assises sur le thème, dont notamment le sociologue de renom, le Professeur Brema Ely DICKO.
Rappelons que le projet CIMPI tel que présenté par Dr Fatoumata KEÏTA met en place un réseau entre les universités canariennes et celles des pays de l’Afrique de l’ouest centré sur la conception, l’application et l’évaluation de politiques d’égalité en développant de nouvelles méthodes de collaboration au sein des universités.
Selon la conférencière, les universités actuellement participantes sont les universités francophones et maghrebines, celle de Laguna en Espagne, tenant le partenariat de la formation, celle de Las Palmas de Gran Canaria (Espagne), de Cap-Vert au Cap Vert, l’ULSHB du Mali, l’Université de Nouakchott Al-Aasriya et l’Université Hassan II au Maroc. Il faut noter que le succès de cet atelier de formation a poussé les auditeurs à solliciter que cette activité intellectuelle soit étendue à d’autres universités.
C’est par une collation que formateurs et participants, dans une ambiance bonne enfant, se sont quittés avec de fortes promesses de se retrouver à d’autres occasions.
Nouhoum BERTHE / Duniya kibaru



