Politique

BURKINA FASO : LES RAISONS DE LA SUSPENSION DE JEUNE AFRIQUE MÉDIA GROUP

septembre 27, 2023 · Par Souleymane Konate

Les autorités de transition du Burkina Faso ont suspendu le média Jeune Afrique. L’annonce a été faite le 25 septembre dernier dans un communiqué. Pour cause, Jeune Afrique, Média group est accusé d’avoir récemment publié des articles mensongers sur la situation de l’armée dans ce pays.

Les autorités de la transition burkinabè ont, depuis le 25 septembre dernier annoncé par décret la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de tous les supports de Jeune Afrique dans le pays. Les raisons de cette décision se résument en la publication sur le site dudit média d’articles évoquant une vague de tensions émaillée de divergences de conviction au sein de l’armée. Selon les autorités burkinabè les raisons de leur décision résultent du fait que les articles en question soient empreints de mensonges.

Par ailleurs, cette publication de Jeune Afrique, visant à démontrer le caractère fragile de la cohésion au sein de la grande muette, est perçue par les autorités comme une manœuvre manifeste de déstabilisation des institutions en place. Une situation inadmissible pour le pouvoir au Burkina Faso qui a en ce moment besoin de rassembler autour de lui toute son armée afin de rassurer l’opinion dans sa lutte implacable contre le terrorisme rampant.

Disons que Jeune Afrique suscite aujourd’hui encore de la méfiance auprès de bien de régimes, notamment en Afrique, car taxé d’être un outil servant les intérêts de puissances occidentales hostiles à certains pouvoirs sur le continent africain.

Aussi, mises devant le fait accompli, la direction et les rédactions de Jeune Afrique Média group s’insurgent contre cette mesure qu’elles qualifient d’atteinte à la liberté d’expression et de surcroit d’appartenir à une époque.

En tout cas, face à cette posture des autorités de transition burkinabè, le média Jeune Afrique a déclaré ne jamais abandonner et de rester fidèle à son projet d’informer ses lecteurs conformément à sa ligne éditoriale.

Elisabeth DIARRA/Duniya kibaru