MALI – SANCTIONS DE LA CEDEAO: L’UNION SACRÉE AUTOUR DES AUTORITÉS DE LA TRANSITION
Ce vendredi 14 janvier restera à jamais gravé dans les annales. Pour cause, l’appel à manifester, lancé par les autorités de la transition, suite aux lourdes sanctions conjointement décidées par la cedeao et l’uemoa, à l’encontre du Mali, fut massivement suivi. En effet, en plus de Bamako où une marée humaine a pris d’assaut l’emblématique boulevard de l’indépendance, la mobilisation fut effective sur toute l’étendue du territoire national. Un signal fort à la cedeao, à l’uemoa et à la communauté internationale de l’union sacrée autour des autorités de transition.
Suite aux lourdes sanctions qualifiées d’injustes et d’illegitimes infligées au Mali par la cedeao, les autorités de la transition, à titre de protestation, avait lancé un appel à manifester à l’adresse du peuple malien. Comme cela se présentait, les maliens dans leur ensemble, comme un seul homme, ont massivement répondu favorablement à la demande du président de la transition et de son gouvernement. Pour preuve, l’emblématique boulevard de l’indépendance, lieu de la rencontre, refusait du monde. Et, de mémoire d’homme, jamais aucun autre événement n’avait drainé pareil monde. En effet, les maliens, toute catégorie confondue, armés de vouvouzela et parés aux couleurs du drapeau national, galvanisés à blanc par la gravité de la situation, puis titillés par la fibre patriotique, sont venus, de tous les coins de la capitale, apporter leur indéfectible soutien à leurs autorités. Rappelons que le présidium était au grand complet avec les présences du premier ministre de la transition, Choguel Kokala MAÏGA et des membres du gouvernement, à savoir, Ibrahim Ikassa MAÏGA, le ministre de l’administration territoriale, Abdoulaye MAÏGA, certains membres du CNT, tels que le très bouillant Ben le Cerveau, des personnalités et anciens ministres comme Aminata Dramane TRAORÉ et Modibo KADJOKÉ, sans oublier quelques illustres figures du mouvement soudanais de l’ère de Modibo KÉITA. À tour de rôle, les organisateurs de cette mobilisation inédite ont édifié leurs compatriotes de la situation difficile du pays qui prévaut et du risque imminent d’amplication de celle-ci par les sanctions qui le frappent dans le même temps.
L’indifférence affichée de la CEDEAO et de la communauté internationale face à la complexité de la situation au Mali
Cette rencontre a été l’occasion de rappeler aux maliens et au reste du monde la spécificité ou la complexité du problème que le pays traverse depuis dix ans déjà. Il s’agit entre autres du terrorisme en pleine expansion chez nous, de la partition grave du pays, des violences tribales, du phénomène de la corruption endémique, des crises post-électorales, de l’insécurité persistante et bien d’autres encore. Il a été clairement expliqué que face à tous ces défis, des réformes substantielles s’imposaient et constituaient une priorité majeure et qui devaient être le préalable à toute élection. Ce qui justifie d’ailleurs la tenue des assises nationales de la refondation (ANR) pour diagnostiquer au fond les maux qui minent le pays. D’où le caractère légitime des conclusions des dites assises car étant l’émanation de la volonté populaire. Il est vrai que plus de soixante dix mille personnes, réparties sur l’ensemble du territoire y ont participé. Ce qui confère aux ANR un caractère légitime.
Le désaveu total au caractère des sanctions
Ce sont surtout les caractères illégitimes, illégaux et inhumains de ces mesures de rétorsion de la CEDEAO et de l’UEMOA, contre le Mali qui ont été mises en évidence. Il est clairement ressorti dans les différents propos que l’institution ouest-africaine est fortement instrumentalisée par la main noire de la France qui, comme un marionnettiste tire sur les ficelles pour actionner les marionnettes que représentent les chefs d’État qui la dirigent. Comme l’a souligné Choguel Kokala MAÏGA, bon nombre de ces dirigeants sont sous pression ou subissent en permanence des menaces et intimidations de la part de puissances tapies dans l’ombre. Et, qu’en réalité, certains de ces pays de la CEDEAO reconnaissent toute la pertinence du tout nouveau chronogramme proposé.
Hommage aux soutiens multiples du Mali
Au cours des manifestations, un hommage bien mérité a été rendu à tous les soutiens du Mali qui se sont désolidarisés de ces sanctions et qui sont même montés au créneau pour les dénoncer. Il s’agit de certains pays tels que la Guinée Conakry, et, au-delà du continent la Chine et de la Russie dont les liens séculaires et historiques d’amitié avec le Mali ont été longuement évoqués sur la tribune. Indubitablement, son Président, Vladimir Poutine est aujourd’hui perçu tel un héros aux yeux du citoyen lambda malien. L’ Algérie et la Mauritanie ont également fait l’objet de remerciements au regard de leur main tendue en direction de notre pays dans ce contexte particulièrement difficile. Des personnalités ou mouvements citoyens ne sont pas en reste du fait d’avoir exprimé leur désapprobation à l’encontre de la CEDEAO et de L’UEMOA. En somme, c’est l’ensemble des peuples africains solidaires envers le Mali qui ont été remerciés pour leurs soutiens. D’ailleurs, une délégation malienne devrait se rendre dans les tous prochains jours en Guinée Conakry, Algérie et la Mauritanie pour y transmettre toute la reconnaissance des autorités et du peuple malien pour leurs manifestations panafricanistes envers le Mali dans ces douloureuses circonstances.
Une démonstration de force susceptible d’infléchir les positions et les sanctions envers le Mali
À travers ces mobilisations sans précédent, presque spontanées, partout sur le territoire national, et même de la diaspora, le peuple malien a prouvé tout son attachement inconditionnel aux autorités de la transition. En effet, ce sursaut national, à tous les niveaux traduit à suffisance que le chronogramme qui a valu au pays d’être sanctionné, vient d’être avalisé par la volonté souveraine du peuple malien. On peut le dire, c’est la fibre patriotique des citoyens qui s’est exprimée et qui a mandaté ainsi ses autorités à agir en leur nom. Et, comme pour dire aux différentes institutions ouest-africaines et à la communauté internationale qu’on ne peut pas être plus royaliste que le roi et que par ailleurs, personne, mieux que le peuple malien ne peut décider de son destin. C’est donc aux maliens qu’il incombe de choisir ce qui ferait leur bonheur. D’ailleurs cette logique a été imagée par Ibrahim Ikassa MAÏGA en ces termes » La nourrice a beau chéri le nourrisson, elle ne peut devenir sa vraie mère. » Après avoir clairement indiqué que la légitimité se trouve du côté des autorités de transition et que ces sanctions, loin de provoquer des soulèvements, ont plutôt suscité l’union sacrée autour de la mère patrie, la CEDEAO »doit revoir sa copie », comme l’a souhaité l’artiste ivoirien, Alpha Blondy. Autrement, ce bras de fer, le Mali est prêt à le tenir car comme l’a rappelé le premier ministre Choguel Kokala MAÏGA, par des faits historiques, le peuple malien a résisté pendant 38 ans au colonisateur avant d’être défait et a manifesté pendant 70 ans au cours de la colonisation jusqu’à son indépendance. C’est le signe évident que le malien, de nature est déterminé, combatif, resiliant et prédisposé au challenge. Une farouche détermination que l’on a retrouvé dans le discours du très vénéré Cherif du Niono, M’Bouillé HAÏDARA, qui soutient fermement que le Mali doit camper sur sa position. En guise d’illustration, un plan de riposte, à la crise, pour la restauration de la souveraineté et la préservation de l’intégrité territoriale, a déjà été envisagé par les plus hautes autorités du pays. Comme cela est plusieurs fois ressorti dans les discours lors de la manifestation, le Mali reste ouvert au dialogue, mais jamais ne capitulera. En attendant les manifestations du 22 janvier prochain, pour accompagner celles prévues partout dans le monde, pour soutenir le Mali, une issue favorable pourrait survenir si la CEDEAO tâte la température réelle de la situation.
La Rédaction/Duniya kibaru
Pourquoi la grande France des Droits de l’homme vient jouer le coup de l’étranger qui crie plus fort que la famille du défunt ?
Heureusement que le temps remet chaque roi sur son trône, chaque clown dans son cirque.
Le Mali est désormais le lit des mâles aguerris.
L’histoire est en train de se réecrire au Mali n’en déplaise à certains.
Le Sahel étant le nouvel Eldorado, aura son mot à dire désormais.
Plus rien ne sera comme avant.
On ne saurait être plus royaliste que le roi comme souligné ici.
Dommage pour l’amoureux éconduit qui ne fait que pleurnicher.
Le ton est donné par le Mali concernant la liberté, la justice.
Le temps nous edifiera encore plus.
Excellente analyse de la situation. Le temps est venu pour les peuples africains de prendre leur destin en mains car aujourd’hui encore nos dirigeants ont prouvé leur attachement à l’ancien maître. Le nombrilisme sous toutes ses formes
Ceux là qui sont nombrilistes , sont malléables, fidèles pantins de l’occident.
Les dirrigeants actuels au Mali, veulent rompre le cordon ombilical avec l’ancienne puissance coloniale.
Vivement !
Le Mali est le lit des mâles aguerris.
On a donné le ton.
Wait and see !