PROCÈS DE ISSA KAOU NDJIM: PAS DE LIBERTÉ PROVISOIRE ET 3 MOIS DE PRISON FERME REQUIS PAR LE TRIBUNAL
C’était hier vendredi, 29 octobre, que Issa Kaou NDJIM comparaissait devant le tribunal de la commune 4 de Bamako, pour troubles à l’ordre public et atteinte au crédit de l’État. À l’issue de ce premier procès, le tribunal a rejeté sa demande de liberté provisoire et a même requis 3 mois de prison ferme contre le quatrième vice-président du Conseil National de Transition. Finalement, c’est le 3 décembre prochain que l’homme sera véritablement situé sur son sort.
Les choses sont allées très vite pour Issa Kaou NDJIM. En effet, aussitôt son interpellation faite mardi, l’homme a été inculpé jeudi et présenté le jour suivant à un tribunal. Les reproches pour troubles à l’ordre public ont valu au quatrième vice-président du CNT et non moins président de L’ACRT, un refus de sa mise en liberté provisoire et 3 mois de prison ferme requis. L’ancien porte-parole, du très vénéré Imam Mahmoud DICKO, sera définitivement fixé sur son sort lors du délibéré le 3 décembre prochain.
En tout cas, cette situation, pour bon nombre d’analystes avertis, était prévisible au regard des assauts répétés du très sulfureux Kaou NDJIM à l’encontre du premier ministre de la transition, Choguel Kabala Maïga. Il est vrai que l’homme a toujours scandé, à qui veut l’entendre que l’actuel chef du gouvernement n’était pas l’homme de la situation. Cependant, aussi paradoxal que cela pourrait paraître, Issa Kaou NDJIM n’a jamais dissimulé son soutien pour le Colonel Assimi Goïta, Président de la transition qu’il nomme affectueusement » l’imperturbable « . D’ailleurs, pour soutenir cette transition, il a mis en place l’Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT), dont il est le président.
Il faut souligner que selon une bonne partie de l’opinion, les agissements de Kaou NDJIM manquent gravement de cohérence dans la mesure où il est très admiratif envers Assimi Goita et que ce dernier porte toute sa confiance au premier ministre Choguel Kokala Maïga qui, de surcroît, fut un compagnon de lutte du même Kaou NDJIM. Aussi, les maliens s’interrogent sur les véritables raisons de cette haine viscérale du quatrième vice-président du CNT envers le premier ministre qui jusqu’alors fait preuve d’un dévouement inconditionnel dans la conduite de la transition et qui bénéficie pour cela, aujourd’hui, d’un fort soutien d’une bonne partie de l’opinion publique malienne.
À l’inverse, ce qui est certain, c’est que même s’il est soutenu, dans cette demêlée judiciaire, par une poignée de politiciens, Kaou NDJIM perd davantage des partisans et engage fortement sa côte de popularité qui semble en ce moment en chute libre, dans cette affaire. La cause, les maliens se fédèrent de plus en plus autour des autorités de transition, portés par un sentiment d’union sacrée qui semble gagner les coeurs, pour faire renaître aujourd’hui, pour le Mali, un sursaut patriotique, presque palpable, que ni l’Union Européenne et, encore moins la CEDEAO ne peuvent ébranler.
Pour cet idéal, Kaou NDJIM parait véritablement du mauvais côté de la pente, à telle enseigne que, difficilement, son immunité parlementaire et son prétexte de liberté d’expression pourront le soustraire de l’intransigeance de la justice.
Affaire à suivre!
Souleymane KONATÉ / Duniya kibaru.net
Il rate vraiment des occasions de se taire ce »Chaos » Djim là!
La révolution mange ses enfants dit on.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il dirrige ses critiques acerbes envers Choguel » PM issu de la rue », …
Tous deux étaient du M5 RFP, quand le pouvoir IBK chutait pourtant.
Tout compte fait, vu les défis de l’heure, cette affaire est un buzz inutile, Pure diversion.
Même si Choguel ne fait pas l’unanimité auprès Des les Maliens , les critiques trempées au vitriol de Issa » chaos » Djim n’ont pourtant pas empêché le mouvement de foule vers la place de l’indépendance…
Le temps nous edifiera encore plus sur la suite des évènements.