MALI – LA PART DE VERITE DE MAH KOUYATE N°2 AVANT SA MORT
La nouvelle de la disparition de Mah KOUYATE s’est répandue à travers tout le pays comme une trainée de poudre. La célèbre cantatrice malienne aux talents indéniables a été arrachée à l’affection de tous ce lundi 07 novembre 2022. Cependant, l’artiste chanteuse qui ne mâchait pas ses mots a tenu certains propos, à caractère dénonciateur, à l’endroit des autorités de son pays.
Mah KOUATE N°2, puisque c’est d’elle qu’il s’agit n’est plus, et, ce, depuis le lundi dernier. Cependant, certains propos de cette célébrité de la musique malienne ont refait surface et enflamment en ce moment même la toile. Dans les faits, l’artiste chanteuse de grande renommée, invitée sur une des chaines privées de télévision de la capitale, dans le cadre d’une émission, avait laissé entendre n’avoir jamais reçu de trophée, à titre de distinction, de la part des autorités maliennes. Et, ce en dépit des efforts consacrés à son art au service de la société malienne dont elle magnifiait les mérites ou dénonçait les travers.
Profitant de son temps d’antenne au cours de cette émission, Mah KOUTATE avait exprimé son incompréhension de voir d’autres artistes, moins méritants qu’elle, auréolés par des récompenses en guise de reconnaissance nationale. Partant de ce constat, la diva de la musique malienne qui a brillé par son savoir-faire et, qui a par la même occasion a porté haut les couleurs du pays hors de nos frontières, avait dénoncé à l’époque le favoritisme, le népotisme voire l’arbitraire dans la reconnaissance du mérite et donc dans l’attribution des trophées. Pour cela, l’artiste musicienne avait déclaré qu’elle ne souhaiterait pas recevoir de récompense après sa mort. D’ailleurs, pour justifier ce refus, la griotte s’était exprimé à travers le proverbe suivant : « Au lieu d’éventer la dépouille du mort avec le poisson séché, il aurait été mieux de le lui servir à l’état frais dans une soupe de son vivant. »
Comme l’on a coutume de le dire, il n’y a jamais de fumée sans feu. Et si les propos dénonciateurs de Djefari Mah KOUYATE, revêtaient une certaine vérité ? Seulement, Il est de notoriété publique qu’au Mali, bien souvent, des récompenses ne soient décernées qu’à titre posthume et, ce, à tous les niveaux. Par ailleurs, à l’image de notre artiste musicienne, ils sont bon nombre de nos concitoyens dubitatifs quant à la sincérité des critères d’attribution des distinctions consacrant la reconnaissance du mérite au plan national.
Une bien triste réalité de nature à effriter le don de soi ou à conduire à la démotivation quant au sacrifice pour la patrie. Combien sont-ils encore ces compatriotes dévoués à la cause patriotique, fussent-ils dans le domaine de la musique, des médias, du sport, de l’art, de la politique, de l’éducation à finir sans aucune marque de reconnaissance du mérite à leurs œuvres ? Pire, certains d’entre eux, des artisans de l’ombre, ne sont dévoilés au grand public qu’au jour de leur mort.
Pourtant, sous d’autres cieux, il est indubitable que la culture du mérite, fortement encouragée, gage d’excellence, fait les grands hommes. « À César ce qui est à César », dit-on. Et, sur le sujet les langues commencent à se délier car Mah KOUYATE N°2 a déjà lancé publiquement le débat avant de raccrocher définitivement le micro. Le temps est peut-être venu de se valoriser vivant.
Souleymane KONATE/Duniya kibaru
»Le Mali est le cimetière des valeurs » .
Espérons que cette interpellation d’une griotte adulée du public malien fasse tâche d’huile !
En s’éclipsant sur la pointe des pieds,
La regrettée Mah Kouyaté a donné une belle leçon à nos autorités et de la plus belle manière.
l’État étant une continuité, espérons que la leçon soit retenue.
La mort est le début de l’immortalité disait l’autre, et sa mise en garde en direction des autorités dans la vidéo y contribue encore plus.
Repose éternellement en paix étoile filante !
»le Mali est le cimetière des valeurs ».
En apostrophant de la sorte nos autorités, la regrettée Mah Kouyaté leur a donné une belle leçon.
l’État étant une continuité, espérons que cette mise en garde fasse tâche d’huile.
»La mort est le début de l’immortalité »disait l’autre .
Une telle interpellation surtout d’une voix incontestée et incontestable de la chanson mandingue restera à jamais dans la conscience collective.
Repose éternellement en paix étoile filante !
Absolument. La cantatrice relance le débat sur la sincérité dans les critères d’attribution des distinctions consacrant le mérité. Elle a dit haut ce que les autres ressassent en sourdine