Société

EDITO : LE CHANTIER DU DEVELOPPEMENT DURABLE PEINE A AVANCER AU MALI

novembre 24, 2022 · Par Souleymane Konate

L’ex Soudan Français, actuel Mali, peine à faire du chantier du Développement durable un espoir pour l’ensemble de ses populations vivant en proie aux besoins d’accès à la santé, à l’alimentation saine, à l’économie, à l’environnement sain et au savoir.
Après 62 ans d’indépendance, le Mali est l’un des pays de la sous-région où les besoins fondamentaux pour la vie humaine, restent un luxe. Il s’agit des besoins sociaux de base tel qu’avoir un toit, l’électricité, l’eau potable, une alimentation saine et bien d’autres commodités essentielles à l’existence humaine. Pourtant, un grand nombre de la population Malienne les considère toujours comme un luxe, car rares sont ceux qui disposent de ces éléments indispensables à leur survie.
L’espoir est loin d’être permis chez les descendants de Soundjata KEITA avec ce rythme de développement extrêmement insignifiant caractérisé par sa lenteur et bien souvent la mauvaise foi des acteurs concernés.
Dans la Capitale Malienne, la situation est palpable car le quotidien des populations est infernal. Le poids des loyers à des prix exorbitants, l’état dégradé de nos voies, l’insécurité grandissante, l’environnement malsain, l’accès très hermétique à une instruction de qualité et la santé sont entre autres des éléments qui justifient la lenteur dans l’avancement du chantier du Développement durable au Mali.
Si les Gouvernants se complaisent dans leur luxe personnel et privé, les Gouvernés meurent de faim et de soif, surtout en cette période de crise économique généralisée et de transition dirigée par des Colonels au verbe facile.
Nos voies sont dans un état de dégradation progressive. Des voies impraticables en dépit de l’existence d’une Direction Nationale des Routes, relevant à son tour d’un Ministère.
Une situation qui, à Bamako, rend la mobilité pompeuse et désagréable notamment pour certains quartiers. En effet, se déplacer dans la ville des trois caïmans relève parfois du parcours du combattant pour plusieurs raisons, à savoir, l’état des voies, l’insalubrité, l’insécurité, les embouteillages et bien d’autres facteurs.
Dans nos campagnes, c’est loin d’être le bien-être. Les habitants du milieu rural Malien vivent la misère pour non accès aux besoins fondamentaux comme la santé, l’instruction, l’environnement sain, une alimentation saine.
Eu égard à la misère des populations, engendrée par un Développement Durable qui peine à se mettre en marche, les plus hautes autorités du Mali sont interpellées à repenser leur politique consacrée en la matière.
Nouhoum BERTHE/Duniya kibaru