DIPLOMATIE : LE VOLT-FACE DE LA CEDEAO AU NIGER
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a reconnu le coup d’Etat militaire du 26 juillet 2023, au Niger. C’est dans un communiqué que l’Organisation sous-régionale a fait l’annonce, ce jeudi 14 décembre 2023.
Après 4 mois et demi, l’organisation sous-régionale, la CEDEAO, a pris acte du coup d’Etat du 26 juillet 2023 au Niger. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a officiellement acté dans un communiqué publié ce jeudi 14 décembre 2023, la prise du pouvoir par les armes en république du Niger, quatre (4) jours après son 64e sommet ordinaire des chefs d’Etats et de Gouvernements, tenu le dimanche 10 décembre 2023 à Abuja en République Fédérale du Niger.
Selon le communiqué, c’est en ce jour 10 décembre que la CEDEAO reconnait le coup de force militaire qui a renversé Mohamed BAZOUM, Président élu démocratiquement en 2021, à la tête du Niger.
En actant le changement anticonstitutionnel au Niger, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a suspendu par la même occasion, le Niger de ses organes de décision à partir de ce dimanche 10 décembre 2023, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Cette décision fait suite à une tentative d’intervention militaire que la CEDEAO avait envisagé, pour rétablir le Président déchu, Mohamed BAZOUM . Une intervention qui aurait été annulée au profit de la voie du dialogue et de la diplomatie.
Notons que depuis le 30 juillet 2023, quatre (4) jours après le coup d’Etat, la Conférence des Chefs d’Etats et des Gouvernements de la CEDEAO s’était réunie au Nigéria, en session extraordinaire sur la situation au Niger. A l’issue de cette rencontre des mesures de sanctions avaient été prises à l’encontre du Niger, la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays membres de la CEDEAO et le Niger, et le gel des avoirs de la République du Niger dans les banques centrales de la CEDEAO.
L’organisation sous-regionale a enfin privilégié le dialogue car ayant certainement réalisé à ses depens les conséquences irréversibles de tout recours à la force. Disons que si le sinistre projet d’une guerre déclenchée contre le Niger a été abandonné par la CEDEAO, force est de s’attendre au déclenchement d’un ballet diplomatique sur Niamey pour tenter de concilier les antagonistes de la crise politique qui les oppose.
Nouhoum BERTHE/ Duniya Kibaru
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