MALI- 16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VBG : LE REFUE-MA LIVRE UNE CONFÉRENCE -DÉBAT AUX UNIVERSITAIRES
En marge des activités des 16 jours de lutte contre les Violences Basées sur le Genre, le Réseau des Femmes Universitaires et Enseignantes du Mali (REFUE-MA), a animé, ce lundi 18 décembre 2023, une conférence- débat, en collaboration avec le Programme National pour l’abandon de Violences Basées sur le Genre(PNVBG). L’activité de sensibilisation qui a rassemblé plusieurs Universitaires, s’est tenue sur la colline du savoir de Badalabougou, dans l’enceinte de la Faculté d’Histoire et Géographie.
Du 25 novembre, journée commémorative des 16 jours d’activisme, au 10 décembre journée internationale des droits de l’Homme, les pays membres des Nations Unies s’activent à l’élimination de toute forme de Violence Basée sur le Genre. A cet effet, le Réseau des Femmes Universitaires et Enseignantes du Mali (REFUE-MA), appuyé par le Programme National pour l’abandon des Violences Basées sur le Genre (PNVBG), a organisé, ce lundi 18 novembre 2023, une conférence débat, sur la colline de Badalabougou, au sein de la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG).
Sacrifiant à la tradition patriotique, l’hymne national du Mali a précédé la conférence-débat. Au fil des interventions des officiels, Dr Siaka BALLO, Vice-doyen de la Faculté d’Histoire et Géographie, a déclaré ouverte, l’activité du jour en ces termes : « Vous êtes venus nous alerter sur les violences Basées sur le Genre, que pourraient subir les universitaires. La Faculté d’Histoire et Géographie (FHG) renforcera ces actions. » À la suite du Vice-Doyen de la FHG, la Présidente du REFUE-MA, Dr Anna TRAORE, non moins rectrice par intérim de de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) a tenu à préciser les objectifs de la présente conférence débat. Elle a rappelé que l’activité visait à sensibiliser les acteurs de l’Université sur les violences Basées sur le Genre aux fins d’éradiquer ces pratiques malsaines en milieu Universitaire.
Dans son allocution, Dr Anna TRAORE a indexé quelques formes de VBG au Mali, à savoir, des viols, des traites de Femmes, de la prostitution, des violences conjugales, des séquestrations, des législations discriminatoires, des assassinats, des amputations de membres de conjointes et bien d’autres formes de violence.
Invités de marque à cette cérémonie, M. Ayouba GUANLE et Mme Sangaré Aminata DICKO ont respectivement représenté, d’une part, Madame le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, marraine de ladite cérémonie, absente pour des impératifs temporels et, d’autre part le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (l’Unicef). Ces différentes autorités sus-citées ont toutes abordé la problématique des VBG dans le même sens et ont salué les Organisateurs pour cette action de grand éclat dans un cadre propice qu’est l’université.
Les conférenciers du jour, notamment Dr Kadiadiatou BOUARE, Enseignante-chercheure, M. Ousmane CISSE et M. Yacouba CAMARA, ont illuminé la lanterne du public participant à travers leurs brillants exposés. Les différentes interventions ont mis en exergue un certain nombre d’actes de violences Basées sur le Genre en milieu Universitaire dont le harcèlement sexuel, les violences physiques, les manœuvres d’intimidation et bien d’autres pratiques avilissantes. Et, selon les conférenciers, l’effritement des valeurs morales et sociétales, la pauvreté, l’abus de l’alcool et de la drogue, la crise sécuritaire de 2012 et le stress financier sont les causes principales des VBG au Mali. Ces différentes situations dues à ces pratiques sont assorties de chiffres au Mali. En effet, selon M. CISSE, entre janvier et septembre 2023, 8653 cas de violence Basée sur le Genre ont été rapportés, soit 96% de Femmes, 31% de Filles, 1% d’hommes et 3% de Garçons.
Par la même occasion, quelques propositions de solutions ont été formulées dans l’environnement universitaire notamment l’adoption de texte en la matière et l’exhortation des étudiants à choisir des thèmes de mémoires relatifs aux VBG pour des fins de vulgarisation de cette problématique. Signe de l’engouement suscité par cette conférence, de nombreuses questions ont fusé à l’endroit des conférenciers qui se sont hissés à la hauteur des préoccupations soulevées par le public assistant. Notons que l’assimilation des différentes notions abordées au cours de cette conférence a été renforcée par les synthèses savamment menées par Dr Fatoumata FOFANA, maitresse de cérémonie, Enseignante-chercheure à l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC).
C’est sur des proposants rassurants et fédérateurs du Vice-Doyen de la Faculté d’Histoire et de Géographie que la conférence a pris fin.
Eu égard à la recrudescence des violences faites aux Femmes ces derniers temps, il est opportun que de telles initiatives soient perpétuées pour juguler le phénomène.
Nouhoum BERTHE/Duniya Kibaru.
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