MALI- SANCTIONS DE LA CEDEAO : 149 PERSONNES CIBLÉES SANCTIONNÉES ET DEUX ÉPARGNÉES
Chose promise, chose due. La CEDEAO met à exécution les sanctions qu’elle avait évoquées à l’issue de son dernier sommet extraordinaire à Accra au Ghana le 7 novembre 2021 sur la situation au Mali et en Guinée Conakry. L’institution a déjà établi une liste de 149 personnes ciblées et sanctionnées, susceptibles de freiner le processus de déroulement de la transition en cours.
La CEDEAO qui suit de très près le processus de transition en cours au Mali vient de mettre en exécution les sanctions évoquées à son tout dernier sommet tenu à Accra au Ghana. C’est au total une liste de 149 personnes composée des membres du gouvernement et du CNT qui sont frappés par l’interdiction de voyager, le gel de leurs avoirs financiers. Des sanctions qui pourront selon la CEDEAO être modifiées et s’étendre à d’autres personnes dans l’entourage des personnes ciblées et sanctionnées.
Aussi, pour renforcer le suivi de ces restrictions et les rendre plus effectives, l’organisation met à contribution la communauté internationale. Cependant, contre toute attente, le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita et Abdoulaye Diop, le ministre des affaires étrangères ont été épargnées par lesdites sanctions sans qu’aucune explication n’ait été fournie à propos.
Faudra-t-il le rappeler ces différentes mesures prises par l’institution sous-régionale traduisent la réaction des chefs d’Etats après l’incapacité expressément formulée par les autorités de la transition à organiser les élections générales. En d’autres termes, ces sanctions constituent une sorte de pression à l’encontre de nos autorités dans la conduite de la transition.
S’il est évident que ces sanctions ne sont pas souhaitables, il faut quand même considérer le fait d’avoir épargné le président de la transition et son ministre des affaires étrangères comme un geste de compréhension de la part de la CEDEAO. En effet, interdire ces deux personnalités de voyager, en plus du premier ministre Choguel K. MAIGA, aurait été fatal au Mali au regard des crises profondes et notamment sécuritaires que le pays traverse. Sanctionner Assimi GOITA et Abdoulaye DIOP serait revenu à isoler presque le Mali de la scène internationale à un moment où le pays sollicite plus que jamais solidarité et partenariat.
Par ailleurs, en faisant de ces deux personnalités-clés du dispositif de transition, les exceptions d’une sanction collective, l’organisation ouest-africaine laisse certainement une marge pour la poursuite des négociations avec Bamako. Reste à savoir si toutefois ces sanctions parviendront aux résultats escomptés en faisant fléchir les autorités de la transition dans leur lancée.
La Rédaction/Duniya kibaru.net
Chacun sa lecture des choses.
Je respecte celle ci.
Mais le Mali est déjà isolé hein!
Sans vouloir m’eriger en spécialiste de quoi que ce soit, ces sanctions existent plutôt dans l’ego surdimensionné de ces »chefs de tas » africains.
Je ne crois pas que dans les textes de la CEDEAO de telles sanctions soient prévues. Ce syndicat de chefs d’État Africains a échoué depuis, elle se décrédibilise au Mali encore de nos jours.
De pression en pression, ils espèrent faire plier la junte militaire malienne et d’une autre manière décourager d’autres ( La Guinée a déjà emboîté le pas au Mali), qui seraient tentés de faire un putsch .
Vu qu’après le Mali, l’onde de choc se poursuit.
Le Burkina est dans la tourmente,
L’effet domino tant craint se fait jour on dirait.
D’autres part, ce durcissement pour ne pas dire bras de fer entre l’organisation sous régionale et les autorités maliennes, consolide ( ou doit consolider)d’avantage le sursaut patriotique des Maliens.
Il faut retenir surtout que l’histoire est en train de se réécrire au Mali.
Belle plume, excellente analyse. C’est tout à l’honneur de Duniya kibaru
Oh je t’en prie ! Souleymane Konaté.
Comme tu l’as si bien dit, en épargnant Assimi et Diop on laisse une marge de manœuvre aux autorités de négocier.
Time Will tell.
Une très belle analyse !