Société

MALI-L’ARNAQUE EN MODE PERFECTIONNEMENT À BAMAKO

août 18, 2024 · Par Souleymane Konate

L’arnaque, cette pratique peu orthodoxe est presque connue du grand public malien. Seulement, cette entreprise semble imparable du fait que le mode d’emploi est d’une versatilité incroyable. En effet, les promoteurs du phénomène présentent plusieurs visages et de multiples stratégies pour parvenir à leur fin.

L’arnaque reste une pratique connue du grand public malien et notamment par les bamakois qui vivent le phénomène au quotidien. Communément appelés arnaqueurs ou « philomanes », les adeptes de ces manœuvres vicieuses poursuivent allègrement leurs basses besognes, semant malheur et désolation sur leur passage. Leurs cibles varient en fonction des objectifs qu’ils visent. En effet, au rang de leurs innombrables victimes, figurent de simples passants, des familles, des commerçants, des entreprises entières; la liste est exhaustive. Le mercredi 13 août 2024, dans le quartier de Faladié, sous un ciel clément, aux environs de 11h, des individus à bord d’un véhicule Pick up, muni d’une bâchée se présentent au domicile de M. DIAGOURAGA, un homme d’affaires prospère. À la faveur des vacances, les enfants avaient voyagé et M. DIAGOURAGA et son épouse sortaient assez tôt chaque matin pour vaquer à leurs occupations. Sonnant à la porte, un jeune homme, visiblement le gardien, ouvrit aussitôt. Les deux individus lui font savoir qu’ils venaient de la part du propriétaire de la maison et que ce dernier leur a remis deux gros coqs pour le dîner, des fruits et qu’en retour, ils devaient emmener le congélateur, la télé, la table de télé et d’autres meubles de valeur pour être remplacés par d’autres plus neufs. Sans autres formes de transition et toute faculté de discernement annihilée par les stratagèmes des délinquants, le gardien leur remit le poste téléviseur Samsung smart, dernier cri ainsi que le congélateur haut de gamme de son patron et tous les autres objets demandés. À leur retour du travail, Monsieur et Madame DIAGOURAGA retrouvrent leur salon à moitié vide. Le moment de stupeur passé, les infortunés ont porté plainte devant les autorités compétentes. Quant au gardien, bénéficiant de la magnanimité de ses employeurs, il a tout simplement été licencié pour faute de négligence et sa légèreté.

Affaire à suivre !

La Rédaction/Duniya Kibaru