JOURNÉE MONDIALE DE LA LANGUE MATERNELLE : CALAN-MALI CÉLÈBRE SA PREMIÈRE ÉDITION
A l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle, le Club des Amis des Langues Nationales du Mali (CALAN-MALI), a organisé une table ronde ce jeudi 22 Février 2024. C’est l’Académie Malienne des Langues Nationales (AMALAN) qui a abrité l’activité linguistique, à Médina-coura, dans la Commune II du District de Bamako.
En présence de plusieurs spécialistes de langue et des chercheurs, le Club des Amis des Langues Nationales du Mali (CALAN-MALI), a animé une table ronde, en vue de remercier les plus hautes autorités du Mali, pour avoir officialisé les treize langues Nationales.
A l’ouverture de l’activité de reconnaissance aux tenants du pouvoir, un poème dédié à l’Armée Malienne a été déclamé par Mme COULIBALY Aminata KANOUTE, membre du Club. Ce poème galvanisant, a décrit la bravoure et le courage des militaires qui se battent jour et nuit pour la sécurisation des personnes et de leurs biens.
L’hymne national entonné à l’unisson, a été suivi de l’intervention du Directeur Général de l’Académie Malienne des Langues Nationales, Dr Adama Diokolo Coulibaly. Dans son discours de bienvenue, Dr COULIBALY a rappelé l’objectif principal de la table-ronde qui est la promotion des langues Nationales du Mali. La symbolique est la journée internationale de la langue maternelle. Le thème de la rencontre est : « L’avenir des écritures endogènes après les Assises Nationales de la Refondation (ANR) ».
Dr Adama Diokolo COULIBALY, Directeur Général de l’AMALAN a aussi souligné l’importance de la table ronde, qui selon lui, permettra de contribuer aux efforts de la quête de l’indépendance multiforme du Mali.
Au cours de cette première édition de la célébration de la journée mondiale de la langue maternelle, Dr Mahamadou KONTA, Président du Club des Amis des Langues Nationales du Mali (CALAN-MALI), a saisi l’occasion pour exprimer les difficultés auxquelles est confrontée sa faitière. Parmi ces préoccupations, il y’a le délabrement des lieux de travail, l’arrêt des publications du journal de CALAN-MALI, en Bamanankan, en peul et en Soniké ; et bien d’autres problèmes affectant le Club.
La présente activité de communication s’est articulée autour de trois formes d’écritures diverses, notamment le N’KO, le Tifinagh et le Massaba.
Les panélistes au nombre de trois dont chacun par écriture, ont suffisamment édifié le public-participant de leurs sujets.
Le N’KO est une écriture universellement étudiée. Elle décrit tout son émis par les personnes avec des alphabets spécifiques. Au Mali, le N’KO, permet un enseignement dans toutes les langues Nationales du pays, à travers son écriture. Ce système d’écriture (N’KO), facilite la compréhension rapide des sciences dures comme les mathématiques, la physique et la chimie, selon le panéliste Madouba DIARRA.
S’agissant de Massaba et du Tifinagh, les deux formes d’écritures sont propres à des communautés spécifiques au Mali. Le tifinagh pour la région de Kidal et le Massaba pour la région de Kayes. Toutes ces écritures constituent des vecteurs de partage de connaissances mais ne sont pas des langues.
Le rideau de la rencontre est retombé après la séance de questions-réponses entre panélistes et participants.
Nouhoum BERTHÉ/Duniya Kibaru
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